Après les questions soulevées concernant la sécurité du tribunal de Paris, l’Architecte Bernard Plattner a tenu à s’épancher sur le sujet. En effet, après la tentative d’un jeune dans les locaux du tribunal en fin novembre, il était important de revenir sur ce qui faisait échos sur la presse en pointant du doigt des défaillances au niveau de la sécurité. Après avoir été mise en cause, l’agence Renzo Piano a tenu à réagir afin de mettre fin à la polémique.

Plusieurs réunions tenues

Depuis 2012, plusieurs réunions dites « communes » ont été tenues à l’agence Renzo Piano avec la participation de Bouygues, le constructeur de l’ouvrage et l’Établissement public du palais de Justice de Paris. Selon Bernard Plattner, le mot d’ordre défini par Bouygues était très dur, car cela consistait à faire uniquement ce qui est demandé et de n’en rajouter rien d’autre. Il estime que c’est Jean Pierre Weiss qui avait insisté sur le fait que ces réunions se tiennent dans le but définir les contours du projet et de s’assurer que tout se passe bien. Cependant, il y’a eu plusieurs contradictions dans la réalisation du projet.

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Abandon des doubles escalators

Au début du projet, plusieurs discussions ont eu lieu dans le but d’abandonner ou non les doubles escalators dans le bâtiment. C’est finalement la première option qui a été choisie avec l’abandon de cette installation. Avec 6000 à 7000 visiteurs par jour, un double escalator dans le bâtiment aurait sans doute donné l’impression d’un centre commercial, d’autant plus que toutes les audiences commencent à 9h. Il fallait éviter alors les bruits que pouvait déconcentrer le personnel de l’audience. Pensant que c’était une erreur, Plattner a donc insisté pour l’on supprime les escalators pour descendre.

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La question des gardes du corps

Concernant les gardes du corps, il faut dire que dans les palais de justice, il y’a souvent des personnes fragiles qui doivent être protégées en permanence, car on ne sait jamais comment elles réagissent après un jugement. Dès lors, lorsque le problème a été soulevé auprès du constructeur et celui-ci avait estimé qu’il fallait refaire la structure et cela aurait pu coûter très cher. Par ailleurs, la question des gardes du corps avec une agence de sécurité s’est posée et continuera à se poser au fil des années. Quoi qu’il en soit, il faudra éviter que cet incident au tribunal de Paris se reproduise.