Pourquoi les entreprises de santé misent sur le cloud technologique

200 000 gigaoctets, c’est la masse occupée par les données génétiques de seulement 1 700 participants du projet « 1.000 Projets sur le Génome », stockées sur Amazon Web Services. Ce chiffre bouscule les repères habituels. Et ce n’est qu’un avant-goût : un autre programme prévoit de séquencer 100 000 personnes ; parallèlement, un laboratoire pharmaceutique s’est lancé dans une récolte titanesque du génome de 2 millions d’individus. À cette échelle, les volants de données s’emballent, la cadence n’admet plus le moindre ralentissement. Face à une avalanche de chiffres, c’est bien plus que du stockage : c’est l’espoir de nouveaux traitements, de percées dans la recherche, qui se dessine. Les entreprises du secteur n’ont d’autre choix que de s’adosser à des partenaires capables de maîtriser, protéger et échanger ces volumes sans cesse grandissants.

Le cloud, pilier des données en santé

La santé s’allie désormais à la technologie, et la question n’est plus de peser le pour et le contre du cloud : il s’impose comme socle. Ces entreprises brassent des quantités de données hors norme,séquençage du génome, dossiers d’essais cliniques, échanges scientifiques à l’échelle mondiale. Ces ensembles monumentaux, sans cesse renouvelés, sont le moteur de la recherche médicale et du développement de nouveaux traitements. Stocker, traiter, partager et analyser ces données devient un défi quotidien, où la fiabilité, la rapidité et la sécurité ne supportent plus les à-peu-près.

Un écosystème interdépendant

L’innovation en santé se construit autour de six grandes familles, toutes liées par des besoins transversaux et des liens constants :

  1. les réseaux de prestation de services,
  2. les assurances,
  3. les gouvernements,
  4. les échanges d’information sur la santé,
  5. les entreprises pharmaceutiques et de sciences de la vie,
  6. les fournisseurs de services.

Aucune n’agit en vase clos. Chaque groupe dépend des autres pour rester à la hauteur des attentes du marché. Pendant longtemps, surtout dans l’industrie pharmaceutique, la migration vers le cloud a soulevé des craintes, notamment pour la sécurité des données les plus sensibles. Mais la pression s’est accentuée : course à l’innovation, expiration des brevets, coûts explosifs des centres de données internes. L’ancien modèle ne tient plus.

Penchons-nous sur les raisons qui poussent désormais les entreprises de santé à franchir le cap du cloud :

  • Des ensembles de données qui explosent
  • L’impact des hyperscalers
  • Des partenaires capables d’accompagner le changement
  • Une expertise prouvée dans les technologies de santé

Le volume d’informations échangé atteint un tel niveau que les réseaux privés ne suffisent plus : la bande passante plafonne, la latence s’étire, les délais s’accumulent. Tenter de suivre la cadence en musclant ses propres infrastructures finit par coûter plus cher que la migration. Basculer les données sur le cloud enlève la pression sur le réseau, tout en garantissant accessibilité et sécurité, où que se trouvent les équipes,un changement de paradigme pour la souplesse et la puissance de calcul, devenues cruciales à la recherche.

Parallèlement, les géants du cloud public (tels que AWS, Microsoft Azure ou Google Cloud Platform), ont développé des plateformes à une échelle inaccessible en interne. Après une tentative d’intrusion, la traçabilité et la réactivité du cloud public dépassent de loin ce qu’une infrastructure locale permettrait. La disponibilité permanente et la qualité de service offerte réduit l’intérêt de conserver toutes ses données sur site.

Miser sur le cloud suppose aussi de s’entourer de partenaires solides, aptes à accompagner cette mutation. Des acteurs comme Equinix connectent un vaste choix de fournisseurs cloud au sein de leur écosystème mondial, via des data centers présents dans de nombreuses zones géographiques. Les sociétés du secteur peuvent ainsi bâtir des architectures hybrides, gardant la main sur leurs données les plus délicates dans un cloud privé, sans sacrifier la flexibilité ni la collaboration mondiale offertes par le cloud public.

Plus de 8 000 entreprises sont hébergées dans cet écosystème, dont des milliers relevant de la santé, des fournisseurs IT ou réseaux. Ce vivier de partenaires dynamise le développement de nouveaux projets, accélère la recherche, facilite l’accès à de nouveaux marchés et rapproche les entreprises de leurs utilisateurs finaux, partout sur la planète.

L’échange d’informations de santé devient plus rapide, plus sécurisé. Quand il s’agit de transférer d’énormes ensembles de données d’un continent à l’autre, la performance de ces plateformes sert de colonne vertébrale technique. Les Data Hubs permettent même de rapprocher le stockage des données sensibles de là où elles sont produites, garantissant un accès rapide, sécurisé, et une prise de décision éclairée, sans latence excessive.

L’invitation adressée à Equinix par l’Alliance mondiale pour la génomique et la santé (GA4GH) traduit cette reconnaissance du secteur santé pour une expertise éprouvée dans la conception de solutions interconnectées. Cette intégration illustre l’intérêt des entreprises de santé pour des systèmes robustes, capables de favoriser la coopération et d’alimenter l’innovation à grande échelle.

S’appuyer sur le cloud, ce n’est pas seulement affaire de technique. C’est la clé pour composer avec le torrent de données, accélérer la recherche et imaginer les traitements de demain. Ceux qui s’emparent résolument de cette vague prendront une avance décisive. Les autres n’auront bientôt plus que leurs souvenirs de l’ancien monde à contempler.